Ensemble on est plus forts

SETCa Liège > Agenda > Tous à Luxembourg le 21 juin 2011

L’Europe anti-sociale dirigée par la droite continue son travail de sape de nos conquêtes sociales.

Si nous ne voulons pas vivre ce que vivent nos camarades Grecs, Portugais, Irlandais et Espagnols, il est temps de se mobiliser sur les questions européennes pour prolonger notre manifestation du 24 mars dans les rues de Bruxelles

L’Europe nous concerne tous. Ainsi, pour ne prendre qu’un seul exemple, l’indexation automatique des salaires que la FGTB et ses militants a sauvée lors des mobilisations contre le projet d’AIP est maintenant menacée par le projet de « Gouvernance économique » (appelé également « Pacte pour l’Euro+ ») qui se négocie au parlement européen.

La mobilisation a déjà permis d’arrêter des projets européens : La directive Bolkestein, le Traité constitutionnel, la directive portuaire… Toutes victoires obtenues par des luttes qui refusaient le fatalisme distillé par les médias.

La FGTB l’a prouvée avec l’AIP : Dire NON est nécessaire et utile. Un syndicalisme responsable se doit de mobiliser contre des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt des travailleurs qu’il représente.

C’est pourquoi nous t’invitons à nous rejoindre

Le mardi 21 juin 2011 à Luxembourg

Pour une manifestation européenne.

 

En pratique

Nous partirons en car du Carrefour de Flémalle à 10h30. (réservation indispensable auprès de Dorothée Wansart : 04.221.95.39 ou Sandrine Synhove: 04.221.95.42). 

Le rassemblement à Luxembourg commencera à partir de 14h00 Place de la gare pour un départ à 15h00. La dislocation est prévue vers 16h30 Place de la constitution (voir le parcours complet de la manifestation).

Celle-ci est couverte par une indemnité de 30€ (pour ceux et celles qui subiraient une perte de salaire) + 10€ de lunch.

 

Télécharger

 le tract de mobilisation de la FGTB.

 l'affiche de la manifestation

 le tract de la manifestation 

 

Pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de se mobiliser, voici la liste des six recommandations que l’Europe vient de faire à la Belgique. À la lecture de ces six points il n’est pas étonnant que les patrons applaudissent :

 

1. Une réforme de l’indexation salariale et du système de formation des salaires car l’augmentation rapide des coûts salariaux et le ralentissement de la croissance de la productivité dans notre pays sont jugés particulièrement problématiques par la Commission européenne. Notre système d’indexation des salaires provoque une augmentation des salaires plus rapide que celle de nos voisins, et la Commission l’accuse de rigidifier le marché du travail, puisqu’elle dissuade les employeurs de pratiquer des augmentations de salaires basées sur d’autres critères.

2. Une résorption accélérée du déficit budgétaire en travaillant principalement sur les dépenses. L’effort structurel devrait être de 0,75% du PIB, au lieu des 0,5% qui étaient prévus jusqu’ici. Au total, le déficit belge ne devrait représenter que 3% du PIB, mais cet assainissement ne doit pas être réalisé en sollicitant davantage le contribuable qui est déjà un des plus largement imposé en Europe.

3. L’âge légal de la pension doit être lié à l’espérance de vie. Actuellement de 59 ans, l’âge moyen de départ en retraite constitue une menace pour les dépenses publiques, qui pourraient représenter 105.8% du PIB en 2020 si rien n’est fait. Il faut conjointement mener une politique de réduction des départs anticipés.

4. Plus de personnes au travail via des baisses de charges ciblées et un système de chômage activateur qui ne discrimine plus les seniors. Il faut également remettre en cause la possibilité pour les allocataires de recevoir des indemnités de chômage à vie.

5. Augmenter la concurrence dans le commerce de détail et renforcer la concurrence sur les marchés de l’énergie. Les instances de régulation, comme la Creg, doivent être renforcées.

6. Un business model fort pour le monde bancaire. Les restructurations en cours de la KBC et de Dexia, notamment, doivent être poursuivies, pour recapitaliser les banques, et celles-ci doivent veiller à moins se mettre en risque.

Dans l'agenda