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SETCa Liège > News > ArcelorMittal : Volet social et volet industriel ne peuvent être dissociés

Les délégations SETCa et MWB ont expliqué pourquoi elles ont refusé de participer à une réunion sur le volet social.

Vous trouverez ci-dessous le contenu du communiqué de presse envoyé le 11 juillet 2013.

Vous pouvez également le télécharger en PDF, tout comme le tract qui a été distribué dans l'entreprise

 

ArcelorMittal : Volet social et volet industriel ne peuvent être dissociés !

Liège, le 11 juillet 2013 .

 

Ce jeudi 11 juillet, la direction a convoqué une réunion avec les organisations syndicales pour commencer les discussions sur le volet social qui fait suite à l’annonce du 24 janvier 2013. Les délégués du SETCa et de la MWB n’y participent pas.

 

« Il s’agit pour nous d’être cohérents par rapport à ce que nous avons toujours dit et que nous avons répété il y a 15 jours suite à la tenue de notre comité plénier. Volet social et volet industriel ne peuvent être dissociés. Or une tripartite est prévue le 23 juillet qui doit fixer le périmètre de la négociation. Et l’on voudrait commencer à parler du social avant de déterminer ce périmètre ! Pour nous c’est mettre la charrue avant les bœufs et ce n’est pas acceptable» commente d’emblée Égidio Di Panfilo, Secrétaire Général SETCa-Liège. « De plus, nous devons faire le constat que les principaux responsables du groupe pour le site liégeois sont actuellement en vacances. Par contre, ils seront présents le 23… mais ce sera alors nos interlocuteurs d’aujourd’hui qui seront absents. Tout le monde a droit à ses vacances, ce n’est pas un syndicaliste qui dira le contraire, mais il faut admettre que cela ne facilitera pas des discussions qui seront déjà suffisamment compliquées ».

 

Patrick Wionmont, Président de la délégation SETCa, précise « Il faut de plus se rappeler que nous n’avons toujours pas finalisé le plan Renault pour les personnes touchées par la première annonce de fermeture qui concernait la phase liquide. La question de la fixation du périmètre avant toute discussion n’est donc pas anecdotique. » Mais ces éléments ne sont pas les seuls qui expliquent que commencer à négocier le volet social dès demain est faire preuve de précipitation. « La direction ne sait toujours pas quel sera au final le sort de la Cokerie et de ses travailleurs. Or cet aspect du volet industriel concerne un peu plus de 25% des travailleurs touchés par le volet social ! Cela nous parait donc complétement aberrant de précipiter les choses avec une telle inconnue » insiste Jean-Luc Lallemand, Vice-Président de la délégation MWB.

 

Et Égidio Di Panfilo de conclure sous forme de question : « Nous nous demandons si le but de la direction, sous couvert de répondre à des demandes du personnel qui est effectivement lassé par la situation, n’est pas de, dès aujourd’hui, nous cadenasser dans un plan et ainsi rendre impossible dans les faits la liaison entre le volet social et le volet industriel, ce qui affaiblira fortement le rapport de force des travailleurs dans les deux dossiers ».

 

Et les employés et les ouvriers de la FGTB de s’interroger sur les raisons qui poussent leurs homologues de la CSC à entrer dans le jeu de la direction.