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SETCa Liège > News > Syndex nous donne raison

Ce jeudi 8 mars matin, La Première et l'Echo analysaient le contenu du rapport Syndex. Celui-ci confirme la justesse de l'analyse que nous faisons depuis le début : la sidérurgie intégrée est rentable et elle ne peut être divisée le froid n'étant pas viable seul.

La conclusion est elle aussi très claire : l'avenir ne se trouve qu'en dehors du groupe ArcelorMittal.

C'est pourquoi nous maintenons notre revendication, émise dès le premier jour, d'une nationalisation de la sidérurgie intégrée liégeoise.

 

Lire l'article de L'Echo titré : "Liège : l'étude qui démonte les arguments d'ArcelorMittal" 

 

Le premier billet

Michel Gretry

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Un deuxième billet qui pose la question politique  

Le groupe ARCELORMITTAL est de moins en moins une société sidérurgique, et de plus en plus un conglomérat minier. Le problème, c'est qu'il a payé très cher ses gisements de fer et de charbon, et qu'il vend les matière premières à ses aciéries au dessus des prix du marché. Ces surcoûts plombent les résultats, mais, en chiffres corrigés, les hauts fourneaux dégageraient des bénéfices, même pour les sites qui ne se trouvent pas en bord de mer, pour les sites continentaux, non maritimes, même pour les outils liégeois, et même s'ils doivent tourner à bas régime.

C'est ce que souligne une étude du bureau SYNDEX, commanditée par le groupe ARCELORMITTAL, plus précisément par son comité d'entreprise européen.  Difficile de résumer en quelques mots cent et six pages de courbes, de graphiques, et d'analyses approfondies. La synthèse, c'est que la stratégie de fermetures d'ARCELORMITTAL repose sur des calculs hasardeux, des hypothèses contestables. C'est un projet destructeur de valeur, à long terme, pas seulement pour les usines sacrifiées, mais pour l'ensemble de la multinationale.

Les ouvriers liégeois, au fil du rapport, apparaissent comme de plutôt bons élèves. Avec cette conclusion en filigrane: il y aurait peut-être intérêt à sortir du périmètre d'ARCELORMITTAL. Mais qui oserait, politiquement, aller jusqu'au bout de cette logique ?

Michel Gretry

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Un troisième billet sur le comité d'entreprise européen

Attention, un rapport SYNDEX peut en cacher un autre.

Il y a le premier rapport SYNDEX, sur l'avenir de la sidérurgie liégeoise, commandé par le gouvernement wallon. Il n'est pas encore rédigé. Et il n'est pas certain qu'il sorte jamais, puisque le groupe ARCELORMITTAL tente d'empêcher sa publication...

Et pour cause: il existe un second rapport SYNDEX, plus global, sur l'ensemble des restructurations de branche des aciers plats au carbone, sur le continent. Et il a été réalisé à la demande d'ARCELORMITTAL, plus précisément, de son conseil d'entreprise européen. Il fait donc autorité. Il a été diffusé officiellement ce mercredi. Il est, en principe, confidentiel, mais il ne l'est pas resté très longtemps. Il faut dire que les cent et six pages sont particulièrement critiques envers les fermetures des hauts fourneaux ougréens et sérésiens.

Au cours des dernières années, ils auraient utilisé du minerai très riche en fer, mais surtout très cher, et surtout, surfacturé  au dessus des tarifs pratiqués sur le marché mondial. De quoi, évidemment, plomber la rentabilité. D'autres discriminations, par exemple, au niveau du service commercial, seraient épinglées. Ces éléments laissent penser que les "mauvais bulletins" économiques des outils ont été sciemment, volontairement, noircis. De quoi, assurément, conforter les thèses syndicales...

Michel Gretry

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