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TAC : les cowboys sont de retour !

Liège, le 28 avril 2011.

 

Depuis ce matin jeudi 28 avril 2011, les ouvriers de chez TAC (Technical Airborne Components) située dans le zoning de Milmort (région liégeoise) bloquent l’entreprise. Le mouvement de grève, accompagné de piquets, aura une durée minimale de 48 heures.

« Au mois d’octobre de l’année dernière les employés étaient en grève pour dénoncer l’absence totale de dialogue social. Nous avions déjà dit à l’époque que la direction américaine devait comprendre que la Wallonie n’était pas un Far-West social où tout était permis » rappelle Patrick Masson, secrétaire permanent SETCa-Liège. Et de poursuivre : « Nous pensions que ces gens qui justifient de plantureux salaires par leurs ʺ compétences exceptionnelles ʺ avaient compris. Les évènements des derniers jours démontrent malheureusement le contraire».

La question principale à l’époque avait été la non-conformité de l’entreprise au regard de la loi sur la gestion des heures supplémentaires et plus largement un climat antisocial qui méprisait toutes les tentatives de dialogue constructif.

« La direction continue à mépriser les travailleurs et à nous considérer non comme des êtres humains mais comme de simples ressources, comme une matière première entrant dans le processus de production » précisent de concert Sabrina Santoro et Philippe Laïos, délégués SETCa. « Ce qui touche aujourd’hui directement les ouvriers concerne également de manière globale les employés. C’est le personnel qui semble plus concerné que la direction pour l’avenir de l’entreprise. Ainsi depuis un an il n’y a plus de directeur qualité et de directeur de production dignes de ce nom. Le management est d’une compétence inversement proportionnelle à sa rémunération. Ce qui n’est pas peu dire ! ».

Le malaise dans l’entreprise est donc bien plus profond que l’événement à l’origine du mouvement des ouvriers et sans amélioration significative, cette grève risque de ne pas être la dernière. « Fait illustratif de l’attitude de la direction, celle-ci veut mettre les employés en chômage pour cas de force majeure pour faire porter le coût de ses erreurs sur la collectivité à travers la sécurité sociale. Ce que nous dénoncions dans nos mobilisations contre l’Accord Interprofessionnel se concrétise donc : le chômage économique pour les employés (que le parlement a voté le 7 avril 2011), n’est pas utilisé pour sauvegarder l’emploi mais pour permettre aux patrons de ne pas payer» conclut Patrick Masson.

 

Le communiqué en PDF