Ensemble on est plus forts

SETCa Liège

Un mot de bienvenue

   

Le texte ci-dessous est le discours prononcé à l'occasion du congrès statutaire du 12 décembre 2016  

 

 

Camarades,

 

Tout d’abord vous remercier.

Pour la confiance renouvelée envers l’ensemble du secrétariat et son Secrétaire Général.

Mais aussi pour votre présence toujours en nombre, comme à nouveau aujourd’hui, à toutes les actions menées par le SETCa.

Que ce soit seul ou dans le cadre des nombreuses actions interprofessionnelles.

Le rapport d’activités qui vous a été présenté montre le dynamisme de notre section. Loin d’être dans le show et les apparences ou les grands discours, notre section agit au quotidien pour défendre les 40.000 affiliés qui nous font confiance à Liège.

Car sans vous, les délégués, le syndicat n’existerait pas.

Car sans vous, les délégués, tout le travail qui vous a été présenté n’aurait pu être mené.

À l’heure où des discussions importantes sur l’avenir de la structure syndicale vont devoir être menées, il est important de souligner un certain nombre d’éléments:

1.  Le syndicalisme des employés est un syndicalisme qui peut être fier du rapport de force qu’il amène à l’ensemble de notre FGTB.

2.  Le syndicalisme des employés est un syndicalisme présent dans tous les secteurs d’activités économiques. Parfois en lien avec d’autres centrales, parfois seul. La réalité plurielle du monde du travail d’aujourd’hui, nous la vivons donc au quotidien

3.  Le syndicalisme des employés, c’est un syndicalisme qui veut se projeter dans l’avenir sans renier les racines et les valeurs qui ont fait le syndicat socialiste. Se projeter dans l’avenir en prenant en compte la révolution numérique et ses conséquences, cœur de ce congrès, pour le monde du travail et donc pour le syndicat de demain.

 

Nous ne devons jamais oublier, encore moins dans les mois à venir lors des débats compliqués qui nous attendent sur l’avenir de la FGTB, que l’organisation syndicale est un MOYEN pour les travailleurs de se défendre collectivement, pour porter leur projet de société basée sur le progrès social.

Gardons nous de faire de la FGTB un but en soi. Gardons-nous de la tentation d’un repli corporatiste sur des baronnies fonctionnant pour elles-mêmes et non pour les affiliés.

Osons donc dans les débats qui s’annoncent partir de la réalité de demain du monde du travail pour adapter notre syndicalisme à cette réalité.

N’essayons pas de faire l’inverse et de tenter de tordre la réalité pour la faire rentrer dans nos cases. Il en va de notre avenir à toutes et tous.

Nous avons d’autant plus besoin d’un syndicat fort, structuré, que les défis qui nous attendent sont importants.

Que les menaces sur le syndicalisme sont de plus en plus présentes et concrètes.

La liste des thématiques de mes éditos et de mes cartes blanches, que vous retrouverez dans le rapport écrit, est éloquente et montre un vrai fil rouge que je suivrai dans la suite de ce discours.

 

Gramsci que j’ai cité dans mon intervention de début de congrès insistait beaucoup sur l’importance de la bataille des idées.

Cette bataille, nous avons pu constater à l’occasion des grèves générales, que nous l’avions trop négligée et que l’adversaire avait réussi à conquérir, à polluer de nombreux esprits. Jusque dans nos rangs où il est de plus en plus difficile de convaincre du bienfondé de  certaines de nos actions. Nous devons donc faire notre autocritique sur ces questions et travailler à renverser la tendance.

Comment ?

·     Par une communication plus dynamique et plus moderne.

·     Par un renouvellement des types et modes d’actions, n’excluant pas les actions traditionnelles.

Ce congrès l’a démontré, alliant modernité et tradition, respectant les codes qui avaient du sens, dépoussiérant certains aspects qui n’en avaient plus.

Ce travail sur nous-mêmes est d’autant plus nécessaire que l’offensive de la droite au service du capital n’en est qu’à ses débuts. Les attaques sur la sécurité sociale, sur les services publics, sur le contrat de travail, sur le droit de grève… sont loin d’être terminées.

 Nous nous devons donc d’être à la hauteur pour arriver à recréer un rapport de force qui nous permet de gagner et non plus reculer.

Nous avons besoin de réelles victoires pour redonner de l’espoir, de l’optimisme, des perspectives réelles.

Si la gauche, dont nous sommes comme FGTB une composante essentielle, veut gagner :

·     elle doit reparler d’un projet collectif de progrès social,

·     elle doit redonner des perspectives de vie meilleure seule à même de mobiliser les gens autour d’elle.

 

Des pistes existent comme la réduction collective du temps de travail que la FGTB a remise à l’ordre du jour.

Décevoir à nouveau, trahir nos engagements, ce serait jeter nombre de travailleurs dans les bras d’une extrême droite qui monte partout en se nourrissant du désespoir, des renoncements et des promesses non tenues.

C’est aussi manquer à nos devoirs, à nos idéaux, de gens de gauche que d’abandonner sur le bord du chemin les plus faibles de notre société.

Dans ce cadre les élections prévues en 2018 et en 2019 seront des tests importants. « Eux c’est eux, nous c’est nous » reste une position de principe pour le SETCa Liège. Mais dire cela,

·     ce n’est pas refuser de jouer son rôle politique.

·     Ce n’est pas refuser de travailler à la constitution de relais, au pluriel, politiques indispensables pour transformer des revendications syndicales en lois. Ne citons comme exemple que la Réduction Collective du Temps de Travail qui nécessitera une majorité politique de gauche pour aboutir !

Le SETCa ne reculera donc pas devant ses responsabilités et jouera le rôle qui est le sien dans la volonté de construire une alternative politique forte et crédible d’ici les prochaines échéances électorales.

Mais d’ici là, l’avenir immédiat c’est l’Accord Interprofessionnel 2018-2019. Un AIP dont la signature serait historique après l’échec des précédents. Arriver à un accord est important. Mais il est encore plus important que l’accord soit favorable aux travailleurs. A tous les travailleurs, qu’ils soient ouvriers ou employés !

Merci Camarades

·

Égidio Di Panfilo, Secrétaire Général SETCa-Liège