AVJ Liège. L’employeur utilise les subsides publics pour payer un consultant privé et l’atteinte aux droits syndicaux au lieu d’aider les bénéficiaires !
L’AVJ de Liège, située rue Darchis n°19, est une asbl d’aide à l’autonomie de personnes handicapées. Alors que depuis de nombreux mois le dialogue social est déficient, la situation s’est aggravée avec l’arrivée d’un consultant extérieur. Un mois après l’échec d’un bureau de conciliation, les travailleuses et travailleurs, soutenu·es par des militant·es d’autres institutions, sont passé·es à l’action ce matin.
« Dès le mois de septembre et l’arrivée d’un consultant externe particulièrement arrogant et aux méthodes agressives, nous avons demandé un bureau de conciliation tout en alertant l’AVIQ et l’inspection du travail de la situation et du non-respect de la législation sociale et du dialogue social » explique Brigitte Streel, permanente CNE qui poursuit « Nous avons également écrit à l’ensemble des membres du Conseil d’Administration pour les alerter de la situation. Malheureusement aucune de ces démarches n’a abouti à un changement d’attitude de la direction ».
C’est même à une pression supplémentaire que le personnel syndiqué, menant des actions symboliques pour tenter de faire bouger les choses, a été confronté « outre des attitudes et propos clairement assimilable à du harcèlement, et pour lesquels plainte est d’ailleurs déposée.
Ce qui est totalement inacceptable et explique que nous avons décidé de médiatiser ce qui se passe via cette action est l’utilisation totalement abusive et disproportionnée des sanctions disciplinaires, en ce compris des mises à pied », souligne Julien Dohet, secrétaire politique SETCa-FGTB. « Des sanctions notifiées sans respect des droits de la personne d’être accompagnée syndicalement. Les deux déléguées syndicales sont particulièrement visées dans une manœuvre évidente de casser tout contrepouvoir alors que la direction multiplie les infractions à la législation sociale et organise un dialogue social fictif ».
Au vu des spécificités de l’institution, les deux organisations syndicales ne peuvent accepter plus longtemps que de l’argent public destiné à aider des personnes handicapées servent à financer des attaques contre les droits élémentaires d’un personnel limité dans ses possibilités de contestation par sa conscience professionnelle.
